Gilles, un jeune écuyer, voit mourir son maître au cours d'un tournoi. Devenu la propriété du vainqueur, le voilà dès lors contraint de servir un étrange chevalier à l'armure couverte de rouille, et dont personne n'a jamais vu le visage. Ce baron maudit serait-il lié aux enlèvements d'enfants qui terrorisent la contrée ?
Peu après, ce maître mystérieux accepte une mission : retrouver, au coeur d'un manoir perdu dans les forêts du Ponant, un grimoire de sorcellerie dont la possession confère des pouvoirs maléfiques. Commence alors pour l'écuyer un dangereux voyage, qui va lier son sort à celui d'un monstre et l'entraîner aux confins de la peur.
Dans la veine du Château des poisons et de L'Armure de vengeance, Serge Brussolo nous plonge au coeur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit.
Un vrai moment de plaisir, une histoire captivante et redoutable !
Grâce à un partenariat entre Livraddict et Livre de Poche, j'ai eu la chance de lire Le Manoir de sortilèges de Serge Brussolo. Cela faisait longtemps que j'avais envie de découvrir l'univers de cet auteur, mais je ne savais pas par quel livre commencer. Donc, quand j'ai vu ce titre proposé pour le partenariat, je me suis que c'était là le signe que j'attendais ! L'objet convoité est arrivé très vite dans ma boite aux lettres. Je tiens à souligner la très jolie couverture, qui correspond tout à fait au roman noir et moyenâgeux. Le moment de la découverte était enfin arrivé !
Je n'ai pas été une seule seconde déçue à la lecture de ce roman, qui mêle les ingrédients du fantastique (sorcellerie, présages et autres malédictions), avec un piment de polar, le tout formant un voyage, ou devrais-je dire, une quête au temps du Moyen-âge.
D'un tournoi de chevaliers, en passant par un abbaye habitée par une confrérie de moines, on est emmené dans la forêt où rodent des animaux maléfiques, afin de rejoindre un château maudit par son ancienne propriétaire et sorcière, Lilith, femme du baron François de Niel. Les trois personnages élus pour cette mission sont le fidèle écuyer Gilles qui n'a pas son pareil pour entretenir les armures de chevaliers, le chevalier maudit Foulques de Braz qui est condamné à porter son armure jour et nuit et à manger de la viande humaine, et Tara, la jeune sorcière égyptienne qui maîtrise la science des plantes et la connaissance de la lecture.
Cet étrange trio doit récupérer pour le compte du puissant prieur le grimoire laissé par la sorcière Lilith. Mais cette quête ne sera pas sans repos ! En effet, le chevalier est possédé par un étrange mal qui le conduit à jeûner pour mieux dévorer de jeunes enfants, le château renferme de puissants pièges que seuls les plus audacieux pourront déjouer…
J'ai aimé être plongée dans cette atmosphère aventureuse peuplée de mystères et de pièges. La force de roman réside dans sa capacité à allier magie et éléments réels. Ensorcellement ? Tours de passe-passe ? Déduction scientifique ? Notre âme d'enfants nous pousse à voir des fées où ce ne sont en réalité que des moustiques. Dans ce château hanté par la peur, chaque élément est dangereux, les plus terribles étant les moutons (oui, des moutons !) qui sont encore plus terrifiants que des loups. Des pièges sont tendus là on ne s'attend pas et l'on s'angoisse pour le jeune écuyer, contraint et forcé de soutenir son diabolique maître. Quand Serge Brussolo anime le chevalier maudit d'une pointe d'humanité, ce n'est que pour mieux nous terrifier face aux descriptions de cannibalisme du maître prisonnier de son armure. Ames sensibles s'abstenir !
Je me suis complètement attachée au personnage de Gilles, celui qui nous guide à travers le périple, j'ai aimé la totale noirceur du chevalier de Braz et j'ai apprécié la remarquable composition de la jeune sorcière, érudite mais aveuglée par la passion.
Les évènements s'enchaînent avec fluidité et richesse, grâce aux nombreux rebondissements dans l'intrigue. La lecture est rapide, intense et même endiablée ! Je suis allée de surprises en surprises, sans me douter le moins du monde, de cette fin si audacieuse. Généralement, je prends beaucoup de plaisir à lire des histoires se déroulant au Moyen-âge, mais il faut que l'histoire tienne la route car le contexte historique ne se suffit pas à lui-même. Ici, c'est un régal !
Le Manoir des sortilèges est un petit bijou que je recommande fortement ! Vivement mon prochain roman de Serge Brussolo ! Je remercie vivement Le Livre de Poche pour cette très agréable lecture, ainsi que Livraddict pour ce partenariat.
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L'auteur manipule parfaitement le lecteur.
Grâce au partenariat organisé entre Livraddict et les éditions Le Livre de Poche, j'ai pu ouvrir mon premier Brussolo avec “Le manoir des sortilèges”. Je pensais que cet ouvrage, en lisant l'avertissement aux lecteurs, serait plus sombre, plus difficile à lire. Il est vrai que certains passages sont très particuliers parce qu'il y est question notamment de cannibalisme, mais cela tient uniquement sur quelques lignes et à deux ou trois reprises. Rien de bien difficile à digérer même si les détails ne sont pas appétissants !
Ce n'est pas du thriller haletant et bien stressant comme j'aurais pu me l'imaginer au départ.
Ici, l'auteur joue sur le domaine de la psychologie des personnages et de son lectorat. Globalement, on se demande comment tout cela va se terminer. Gilles (l'écuyer devant nouvellement servir un baron pour le moins étrange) va devoir faire preuve de sens pratique et pragmatique pour ne pas tomber dans la folie dans laquelle tant de situations étonnantes vont le plonger.
Si l'écriture n'a rien d'extraordinaire, l'auteur manipule parfaitement et avec un doigté exemplaire son lecteur qui cherche en même temps que les protagonistes le fin de mot de l'histoire. Entraînés dans une atmosphère où les pièges sont nombreux, nous nous laissons embarquer à lire cet ouvrage avec beaucoup de plaisir.
A deux reprises, je me suis demandée si Gilles ne devenait pas fou avec tout ce qui se passait autour de lui et lorsque la 4ème de couverture nous indique Serge Brussolo nous plonge au cœur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit”, cela est réellement le cas. Il est impossible de lâcher ce bouquin; c'est comme si nous étions, nous aussi, ensorcelés. Et tout comme Gilles qui refuse d'abandonner son nouveau maître parce que “son devoir était de seconder son maître dans toutes ses actions sans émettre de jugement sur la portée de celle-ci. Agir autrement aurait relevé de la félonie” (p. 160-161), nous faisons pareil.
Même si cette lecture n'est pas un coup de cœur, j'ai été vraiment prise par l'ambiance et l'histoire bien menée et je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur. Merci à Livraddict et aux éditions Le Livre de Poche pour ce partenariat qui, une fois encore, a fait une heureuse.
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Un style efficace et une intrigue très complète.
Dans le cadre de mon dernier partenariat, j'ai été choisi pour lire ce "policier" de Serge Brussolo dont le synopsis m'intriguait fortement. Pourtant, on ne peut pas vraiment dire que ce soit une nouvelle fois mon registre préféré... En effet, la période médiévale ne m'a jamais vraiment intéressé que ce soit en terme d'étude (je me rappelle m'être ennuyé à mourir pendant les cours sur cette période...) ou en terme de lecture à part quand la composante Fantasy y est ajouté. Cependant, depuis que j'ai lu le dernier roman de Ken Follet, j'avoue que le genre ne me pose plus de problème et cela s'est encore confirmé avec ce livre.
Un style efficace mais conventionnel : Serge Brussolo, dans ce livre, ne brille pas par son style littéraire qui est relativement banal. Il ne fait preuve d'aucun style particulier, identifiable entre plusieurs. L'écriture est assez glaciale comportant quelques termes médiévaux très justement distillés. En effet, même sans connaître tout ce registre, on est en aucun cas gêné dans la compréhension de l'histoire.
Cependant, il n'y a aucune maladresses, cela se lit relativement bien, toute l'intrigue est très ordonné. L'auteur rend ainsi son livre efficace ne se perdant pas continuellement dans des détails inutiles.
Des personnages vraiment mis en relief : le principal atout de ce livre réside dans la qualité de la description de ses personnages. En effet, le trio qui compose cette aventure est vraiment très complémentaire. Nous avant en premier lieu le baron maudit, Foulques de Braz : un paladin d'une grande puissance, froid, grincheux, directif : un chevalier dans toute sa splendeur. Gilles, un jeune écuyer, qui après la défaite de son maître face à Foulques, est obligé de se mettre à son service. Aux premiers abords, le jeune homme s'avère être d'une naïveté à la limite du supportable mais, plus les chapitres avancent, plus il s'affirme et arrive, malgré ses pensées quelque peu conditionnées, à garder une sorte de maîtrise sur les événements et ses compagnons de voyage. Enfin, le dernier protagoniste est une jeune femme, Tara, une jeune sorcière envoyée par le prieuré pour aider Foulques dans sa quête où la sorcellerie est si présente que seule une sorcière peut y lever les pièges et autres mystères. J'ai vraiment apprécié ce personnage par le paradoxe entre son érudition vraiment complète et sa passion aveugle pour le paladin.
Une intrigue très complète : bien qu'on puisse reprocher à se roman une certaine absence d'originalité (cocktail basique de médiéval, mysticisme, horreur...), il n'en est pas moins plus qu'intéressant. En effet, à part quelques passages assez ennuyeux où tout simplement un peu grotesques (l'attaque des moutons), le reste de l'histoire est prenant à souhait, on est sans cesse dans l'interrogation ou le doute. On ne sait pas où l'on va, on a du mal à prévoir la suite des événements et encore plus le dénouement. Foulques pourra-t-il lever sa malédiction? Tara sera-t-elle amnistiée? Gilles arrivera-t-il à faire succomber la jeune sorcière? Une conspiration se cache-t-elle derrière tout cela? Tout ce qui rend un policier alléchant bien que j'ai un peu de mal à le classer dans cette catégorie mais ceci est un autre problème.
Je ne classerai pas ce livre comme un chef-d’œuvre mais tout y est réuni pour qu'il vaille le détour. Les amateurs de cette période historique seront encore plus ravis ce qui n'empêche pas les novices tels que moi d'y prendre goût.
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Une lecture tranquille et agréable.
Voici venue ma deuxième critique dans le cadre d'un partenariat entre Livraddict et Le Livre de Poche, que je remercie tous deux, à nouveau. Le présent Récit de Serge Brussolo, malgré quelques défauts, m'a permis de passer un excellent moment plongée dans LA période historique qui m'est si chère : le Moyen-âge.
Mais commençons par le commencement. Le premier contact avec le livre et le récit se révèle facile : l'écriture de l'auteur est fluide et se lit avec plaisir. Une petite gêne, en ce qui me concerne, dans les premières pages, où l'on compte un usage un peu abusif des qualificatifs « gentil », « méchant », « aimable ». Oui, ça fait historique, mais les utiliser à tout bout de champ est un peu agaçant. Malgré ça, la scène s'ouvre sur un tableau affriolant, le genre qui toute petite m'a vraiment marquée dans les films tels que Ibanhoé, entre beaucoup d'autres : un tournoi. Oui, tout ça pour ça, mais en ce qui me concerne, l'auteur a, dès le début, marqué pas mal de points ^-^
De manière plus générale, l'histoire prend rapidement une tournure fort plaisante, en mêlant réalisme et magie, ou du moins, apparence de magie, puisque tout trouvera au final une explication, bien que parfois à mon sens un peu tirée par les cheveux... Le récit m'a parfois fait penser, de par la manière dont il est conté, à quelque récit à la Chrétien de Troyes. Pas aussi bon sans doute, mais dans certains passage, j'ai pu retrouver une ambiance proche du Lancelot ou le chevalier de la charrette qui m'avait tant plu. L'atmosphère générale est plutôt inquiétante, et l'on imprègne bien les craintes superstitieuses des protagonistes. J'ai particulièrement apprécié l'emploi de termes historiques, distillés tip-top tout en évitant de déstabiliser le lecteur. Certains éléments m'ont surprise. Même s'ils ont leur importance et qu'une explication existe, j'avoue que l'idée de moutons démoniaques m'a beaucoup fait rire.
Passons maintenant aux considérations qui m'ont moins plu. Dans un premier temps, l'histoire a parfois le défaut de se dérouler un peu vite. Le baron, Gilles et l'Egyptienne, Tara, passent deux voire trois dizaines de pages à chercher un grimoire sans la bibliothèque et à déjouer des pièges. Certains éléments sont bien pensés, mais je me suis, à certains moments, un peu embêtée. A d'autres, et cela a eu le don de m'agacer, Tara, par exemple. Tara sait tout,Tara est une sorcière, Tara arrive la bouche en cœur et pof ! On n'a pas trop eu le temps d'appréhender la chose que la belle déjoue trois pièges d'un claquement de doigt.
J'ai également trouvé certains passages un peu trop « scolaire ». Peut-être ai-je aussi, dans l'histoire, le « tort » d'avoir une formation d'historienne ainsi qu'une autre dans les métiers du livres – d'où parfois l'impression de relire un de mes cours – on sent parfois l'envie de l'auteur de balancer plein d'explication. Sur l'histoire des livres, des poisons, etc. C'est certes intéressant, mais cela a parfois donné lieu à des paragraphes explicatifs un peu barbants. Les pièges apportent également leur part de négatif : que le manoir soit piégé, d'accord, mais parfois, piège sur piège, la sorcière Lilith a beau paraître intelligent, cela n'empêche pas d'avoir régulièrement une impression que le tout est un peu gros. Enfin, dernier point concernant les sentiments des personnages, notamment lors e la dispute finale entre Tara et Gilles. A certains moment, ceux-ci paraissent peu crédibles, pas communicables au lecteur, plaqués sur les personnages d'une manière qui fait qu'au lieu d'être plongé dans le récit, on a l'impression de le survoler sans parvenir à rentrer dedans.
Bon, j'arrête un peu de râler, le dénouement reste très bien pensé, malgré leur côté un peu gros, les rebondissements et surprises font effet, et l'histoire est tournée de manière à ce que le lecteur ne se doute de rien jusqu'à ce que l'événement arrive, et ça, c'est un gros plus, car deviner une fin avant l'issue d'un ouvrage à le don de m'énerver prodigieusement. Les personnages restent attachants. Surtout Gilles en fait. L'histoire se lit sans prise de tête.
En sommes, Le Manoir des Sortilèges est une lecture tranquille et agréable, à lire sans attendre un chef-d’œuvre, mais ayant suffisamment d'intérêt pour être recommandé en guise de lecture d'appoint entre deux ouvrages difficiles, si jamais il vient à vous passer entre les mains. Pas du grand art, mais du bon travail néanmoins.
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Un roman vraiment bien tourné.
Connaissant Brussolo dans le domaine de la jeunesse et son imagination débordante, il me restait plus qu'à le découvrir dans une littérature plus adulte. C'est chose faite avec ce livre et ses thèmes. Nous plongeons dans le cœur du Moyen-âge et des superstitions, dans le monde de la chevalerie, des Sorcières et de la religion.
Un retour en arrière qui m'a passionné dès le début avec son ambiance chevaleresque et malsaine. L'avertissement en début du livre parle pour lui-même : le cannibalisme existait à l'époque. Et Gilles, le héros et jeune écuyer va découvrir toute cette ambiance sombre et il ne pourra ni reculer, ni aller voir ailleurs car il prend son statut très au sérieux et reste très loyal à son maître qu'il soit un être humain normal ou un monstre de la pire espèce. Sa vie bascule au moment où son gentil maître meurt. Il ne se doute pas de ce qui l'attend mais une chose est sûre : les superstitions et se garder en vie vont le guider tout au long de l'histoire. Ses certitudes vont se retrouver bouleversées et il va découvrir ce qu'est la souffrance physique mais aussi et surtout la souffrance due à une injustice contre laquelle il ne pourra rien changer.
Nous voyageons au cœur des us et coutumes du Moyen-âge. Rien n'est laissé au hasard : les thèmes cités plus hauts mais également le statut et les classes sociales. Sans oublier le ressenti des différents antagonistes (Gilles et Tara la sorcière égyptienne). Juste Foulques de Braz, le nouveau maître de Gilles reste en surface même si on découvre petit à petit la réalité de sa situation.
Un roman vraiment bien tourné. Si ce n'est que j'aurai préféré que certains éléments restent comme ils auraient du continuer à l'être pour laisser planer un mystère. Tara explique bien trop de choses à mon goût et diminue ainsi l'effet superstitieux des évènements et objets rencontrés.
J'ai un peu serré les dents sur la manière dont Foulques et Giles parlent et traitent des femmes, je sais bien que c'est l'époque qui veut ça mais quand même ... quelles ordures ces hommes! On sent que Gilles se radoucit ... pour son plus grand malheur. Car c'est un gentil le Gilles dans le fond. Mais c'est bien connu que les filles, en majorité, préfèrent les bad boy aux gentils garçons qui leur portent un réel intérêt.
Tara est d'ailleurs fort caricaturée, je trouve ... aussi intelligente et naïve. Elle s'imagine plein de choses auxquelles on a envie, comme Gilles, de la secouer et de la gifler pour lui faire retrouver ses esprits. Bien qu'on puisse comprendre le pourquoi de ses réactions (qu'elle décrit très bien par rapport à son statut social), y’a quand même une limite entre ce qu'elle dit, fait et le fait d'être aussi naïve dans ses projets. Tout part bien sûr d'un bon sentiment ... mais là, ça laisse perplexe.
L'habit ne fait pas le moine c'est certain, et tout ce petit monde va l'apprendre. Ce livre nous apprend aussi qu'il ne faut pas se fier à l'apparence gentille et douce des moutons. Un régal cette partie.
Concernant la fin de l'histoire, mis à part l'évènement final, je pensais qu'il allait se terminé de manière logique et très négative. Je suis à moitié satisfaite. Il se termine de manière négative, mais étant au Moyen-âge j'aurai voulu un peu plus de bagarre finale et surtout entre le chevalier et son écuyer. Ici, c'est trop rapide et insensé que ça se passe comme ça ... comme le dit Gilles, c'est trop bête.
Bref, un début enthousiasmant et prometteur, un milieu passionnant avec des éléments surprenants et bien pensés mais une fin un peu rapide et à moitié satisfaisant. Ceci dit, j'ai passé un bon moment lecture et j'ai été ravie de voyager en Moyen-âge avec Gilles et surtout dans une ambiance sombre et incertaine au cœur des superstitions, des malédictions et des sorcières.
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Une écriture très agréable, très facile à lire mais avec un vocabulaire riche.
Le jeune écuyer Gilles accompagne son maître à un tournoi qui doit être le dernier de sa carrière. Il remporte la victoire mais au moment de recevoir son prix un combattant de dernière minute fait son apparition. Fatigué, le vieux chevalier doit repartir au combat. Il le perdra de même que sa vie. Gilles devient donc l'écuyer du vainqueur de la joute, le chevalier Foulques de Braz.
Son nouveau maître est bizarre, il ne quitte jamais son armure et lui avouera bientôt être victime d'une malédiction. Malédiction qu'il a reçu alors qu'il massacrait sans vergogne pour accéder à ses rêves de conquête et de pouvoir.
Le chevalier consulte un homme d'église qui lui parle d'un grimoire qui pourrait stopper cette malédiction. Cet ouvrage serait situé dans la forêt du Ponant dans le château d'une sorcière morte depuis mais protégée par une horde de moutons possédés ! Pour l'aider dans sa recherche, l'homme d'église leur confie une jeune sorcière qui pourrait leur être très utile. Une chasse au grimoire commence donc...
Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de livre de Serge Brussolo. J'avais lu ses premières publications, cela ne nous rajeunit pas ! A l'époque, elles étaient publiées par Gérard de Villiers dans la collection "Epouvante" dans les années 1990. C'est un auteur très prolifique qui n'a pas cessé de publier depuis, dans à peu près tous les genres. Son style est toujours le même, c'est à dire une écriture très agréable, très facile à lire mais avec cependant un vocabulaire riche. C'est un conteur né.
Son approche du moyen-âge est classique mais teintée de fantastique (son genre de prédilection). Bon, le passage avec les moutons possédés est un peu tiré par les cheveux mais dans le genre fantastique pourquoi pas ! Serge Brussolo n'a pas peur de laisser courir son imagination débridée. Pour certains, il en fait peut-être un peu trop mais pour moi, du moment que l'histoire reste crédible et que le style reste agréable et lisible, pas de problème, je suis !
Il y a très peu de personnages (3 principaux) et on s'attache très vite au jeune écuyer, Gilles, qui n'a pas une vie facile. Cette aventure est pour moitié un huis-clos car une bonne partie se passe dans le château en hiver ce qui ralentit un peu le rythme mais la fin est vraiment inattendue et cela vaut la peine de s'attarder un peu dans ces vieilles pierres.
Un seul petit détail par rapport à l'édition du Livre de Poche qui note "Policier" sur la couverture de ce livre. Qu'a-t-il de policier ? Je me le demande encore. C'est de la fantasy moyenâgeuse saupoudrée de fantastique mais nullement un livre policier !
http://kactusss.blogspot.com/
Brussolo est toujours aussi épatant, incontestablement mon écrivain préféré !
Encore une fois, Brussolo m'épate ! Ici, nous avons droit à une histoire moyenâgeuse, remplie de superstitions. On a droit à une fable d'ogre et de château maudit. Bref, tous les ingrédients d'un thriller historique sont réunis. A première vue, il s'agirait d'une histoire fantastique, mais ici, pas vraiment. Certes, il y a une malédiction, mais nous sommes plongés dans un contexte historique faite de superstitions en tout genre. Heureusement, nul besoin de connaissance spécifique, même si on parle beaucoup des chevaliers, surtout au début. Mais rassurez-vous, l'auteur nous explique certains faits et coutumes de l'époque.
Les personnages, on pourrait parler d'un trio : Gilles, Tara (une jeune Orientale considérée comme une sorcière) et Foulques de Braz (chevalier étrange à l'armure rouillée). Chacun d'eux a une particularité qui le rend unique aux yeux de la société. On s'attache à Gilles, embarqué malgré lui dans une lugubre histoire et on voudrait bien savoir comment elle s'achève. On dévore ce livre à une vitesse vertigineuse et la fin, une fois encore, m'a laissée cois. Brussolo est toujours aussi épatant, incontestablement mon écrivain préféré !
http://land-of-books.skyrock.com/
Une lecture très agréable.
Serge Brussolo créé un huis-clos plus glacial qu’étouffant. Cette aventure menée en plein hiver dans un château abandonné ouvert à tous les vents donne froid dans le dos. A l’aise dans les descriptions grâce à une écriture très visuelle, il sait bâtir des ambiances. Que ce soit le tournoi qui ouvre le roman, la sombre forêt, la lande déserte ou encore le lugubre donjon, chaque lieu est décrit avec un réalisme remarquable.
Phénomène assez rare, aucun personnage n’attire la sympathie du lecteur. Tous agissent égoïstement et acceptent de mener à bien la mission pour leur propre compte : l’inquisiteur, Tara et le chevalier ont un but précis alors que Gilles suit naïvement le mouvement pour respecter les codes de sa confrérie, essentiellement par crainte de finir en enfer s’il ne servait pas son maître dans les règles de l’art.
Autre caractéristique singulière de ce roman : l’auteur s’applique à démonter un à un les aspects fantastiques de son intrigue. Les moutons maléfiques ? Il existe une explication rationnelle. Le géant qui vit sous le château ? Il existe une explication rationnelle. Les fées qui volent les souvenirs des mortels pénétrant sur leur territoire ? Il existe une explication rationnelle. Les lutins vivant dans le champ de menhirs ? Il existe une explication rationnelle. Même la sorcellerie est expliquée par Tara comme une science basée sur une connaissance fine des plantes et des poisons qui en découlent, en dehors de toute manifestation surnaturelle. Il est clair que Serge Brussolo se plaît à souligner l’obscurantisme moyenâgeux et l’importance des superstitions qui découlent de cet obscurantisme. Il propose finalement une analyse assez fine de l’époque et son récit, sans être haletant, comporte son lot de mystères et de rebondissements. Au final, une lecture très agréable.
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