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Un roman français Un roman français

Un roman français

Frédéric Beigbeder
Collection : Littérature & Documents
choix du libraire
Prix TTC :
6,50 €

256 pages
Date de parution : 25.08.2010

Éditeur d’origine : Grasset
Langue : Français
EAN / ISBN : 9782253134411
Code Hachette : 3134418
 
résumé

C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage. C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées […]. C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. F. B.

Ce livre a reçu le Prix Renaudot.

Il recèle des pages splendides. Ce qu’il a perdu en agressivité, il l’a gagné en sophistication. En lyrisme, même. […] son humour est intact. L’Express.

Un roman français est sans aucun doute le meilleur roman de Frédéric Beigbeder, le plus sincère, le plus touchant. Les Échos.

  • Bonus

  • Ce qu'ils en pensent

    La légèreté tutoie ici la gravité.

    « Un Roman français », titre à tiroirs, est le meilleur de la jeune oeuvre de l'auteur. C'est l'histoire d'un couillon tendance fêtard, homme de télévision, de presse, cible bienveillante des journaux people, pigiste de luxe à Canal+. Au petit matin, à l'heure ou ne l'on croise pas de
    héros de roman dans les rues, avec un ami romancier – dont il fût l'éditeur chez Flammarion -, ils se font une ligne sur le capot d'une voiture. Ce genre de truc, je conseille de le faire entre quatre murs. Car la maréchaussée n'a pas jugé hilarant de coincer deux écrivains le nez fardé. Et voici notre Beigbeder en garde à vue, entre quatre murs, dans le pire des endroits, dans les sous-sols du palais de justice. Pendant ce temps, son frère Charles obtient la Légion d'honneur. Deux frères: l'un au trou, l'autre au panthéon de la République. Prise de conscience réelle ou temporaire, l'auteur découvre les caves de la justice. Un délabrement généralisé ou croupit un bataillon de gardé à vue. Le procureur, ce M. Marin dont l'évocation fait peur aux enfants, ferre la star des Lettres, lui renouvelle son cachot. De flash back en flash forward, Beigbeder Junior revisite son enfance, sa rivalité avec son frère, ses échecs, ses timidités... Bonjour tendresse pourrait être le titre du livre. Le clin d'oeil à Sagan aurait été prétentieux mais juste. L'écriture est lavée de tous soupçons de frivolité. La légèreté tutoie ici la gravité. Dans un style épuré de toute samba sémantique, Beigbeder apparaît sous un jour nouveau. Le second versant de sa vie littéraire va nous surprendre.
    http://lewesternculturel.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/08/04/un-roman-francais-de-frederic-beigbeder.html


    Le style est quelconque.

    Me voilà bien hésitant, balançant entre la sincérité et le devoir de réserve.
    Yann Moix, dans le Figaro du 20 août dernier, demande le Goncourt pour Frédéric Beigbeder. De quoi parle-t-il ? De ce prix qu'on donna jadis entre autres à Proust (1919), Malraux (1933), Elsa Triolet (1944), Julien Gracq (1951), Romain Gary (1956 et 1975), Jacques Laurent (1971), Dominique Fernandez (1982), Marguerite Duras (1984) ?
    Mais bon, comme il le précise astucieusement, Moix est un ami de Beigbeder.... Au moins, je suis libéré de cette entrave.
    Par principe, je lis chaque livre de Beigbeder, peut-être à tort pour nager dans le courant, peut-être aussi parce qu'en bon chrétien, je me dis qu'on ne sait jamais, l'écrivain peut enfin se réveiller, surprendre et épater. Mais là, ça suffit vraiment.
    Bon que je vous résume : un soir, au sortir d'une boîte de nuit parisienne, le narrateur consomme de la drogue sur le toit d'une voiture. Patatras, la police patrouille et l'arrête. Le narrateur se retrouve embastillé et subit les vexations d'un procureur qui rêve de "se faire" un people. Et voilà que recroquevillé sur le banc de la geôle (saluons le passage où Beigbeder souligne l'inhumanité de nos prisons), notre écrivain national retrouve le chemin (la position foetale) de son enfance et donc, de sa famille.
    Mais alors, qu'il aurait pu livrer des pages somptueuses sur ce monde enfoui, disparu, annihilé mais formateur, des pages nécessaires dans cette vie qui galope et fout le camp, et raconter ce qu'a été une enfance, la sienne et ce qui demeure, une famille, un père, une mère et un frère, Beigbeder se contente de nous dresser un catalogue de ses émissions télévisées préférées, de
    ses friandises préférées, de ses musiques préférées, de ses jouets préférés, sans oublier de rappeler que lui fréquente Castel, grâce à son père.
    Et là, perfidement, avec le mépris de celui qui en est - et c'est dommage, car là aussi il aurait pu en tirer quelque chose de magnifique, avec sa morgue de souffreteux parisien né à Neuilly, la mauvaise foi, la provocation, l'allumette qu'on craque pour le plaisir égoïste de la craquer -, il vous balance les adresses exclusives du sixième arrondissement mais aussi la liste des fréquentations prestigieuses de son père et de sa mère. Sans omettre le Tir aux pigeons, le Racing et le Polo, grâce auquel Beigbeder nous apprend que Jean-Luc Lagardère était bien pourvu. L'actuel propriétaire des éditions Grasset sera heureux de l'apprendre.
    Le style est quelconque, des formules publicitaires pour rester jeune, de la bonne facture pour un article de Voici mais qui ne passe pas l'épreuve littéraire.
    Le seul mérite de ce livre est de nous rappeler que nous avons une famille, une histoire, des racines et en ces temps de crise, de mondialisation, c’est salutaire.
    Allez je me trompe sûrement, je suis atteint de cécité littéraire car comme l'écrit Frédéric Beigbeder, page 183, il est "l'un des auteurs français les plus traduits dans le monde".
    A votre tour de juger.
    http://livrespourvous.centerblog.net/34-un-roman-francais-de-frederic-beigbeder


    C’est irrésistible.

    Allez, cela fait déjà trop longtemps que je repousse…voilà: enfin, je profite d’une pause, de quelques 15 jours de congés payés, pour apprécier cette tranche de vie écrite en geôle (Made in jail)! Bien avant d’ouvrir le livre en question, je savais que le régal, l’amusement seraient au rendez-vous de ce septième roman de Frédéric Beigbeder, mais décidément la ballade tant attendue dans les dédales, les méandres ou les couloirs de la mémoire et des souvenirs de jeunesse de Frédéric Beigbeder est bien plus saisissante que ce que à quoi je m’attendais…il est fort! Il est en prison, souffrant apparemment de claustrophobie et il en profite pour nous faire un magnifique roman!! Obligatoirement j’y reviendrai à ce livre car je ne l’ai pas encore achevé (et oui je traîne un peu…je sais), je ne résiste pas à l’envie déjà de citer ce court extrait tiré du chapitre 24 « Les cassettes audio », dans lequel Frédéric dévoile ses premiers vrais goûts musicaux et ça me va droit aux oreilles, j’apprécie:
    « Je me fournissais en 45 tours chez Raoul Vidal, place Saint-Germain-des-Prés. Le pré-ado se crée une nouvelle famille avec les chanteurs qu’il idolâtre, une tribu choisie qui l’accueille : les fans de Tommy des Who dans mon lycée ou les groupies de Bob Marley me semblaient plus proches de moi que mon propre frère. Entre 1975 et 1980, j’ai eu ma période reggae, puis punk, puis ska »
    Le chapitre entier est magnifique, une vraie ode au disque vinyl d’abord, ensuite Frédéric y parle d’heures entières à avoir regardé ces fameux disques vinyls tourner sur la platine du salon de son père et comment il était devenu champion pour compiler les tubes les meilleurs sur cassettes, ha!ha j’ai connu ça on dirait!! Merci Frédéric pour ces efforts niveau
    mémoire…du coup j’en ai quelques uns qui déboulent, de souvenirs, et des biens enfouis. Car il me faut l’avouer à mon tour: par chez moi aussi l’amnésie sévit dur! Mais c’est irrésistible voici comment Monsieur Beigbeder démarre sur le sujet:
    « Je ne me souviens pas de mon enfance. Quand je le dis, personne ne me croit. Tout le monde se souvient de son passé ; à quoi bon vivre si la vie est oubliée ? En moi rien ne reste de moi-même ; de zéro à quinze ans je suis face à un trou noir (au sens astrophysique : « Objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper »). »
    http://monespacealareunion.wordpress.com/2010/05/19/un-roman-francais-frederic-beigbeder



    Un roman construit entre sensibilité et émotion.

    “Dans un roman, l’histoire est un prétexte, l’important c’est l’homme qu’on sent derrière” écrit Frédéric Beigbeder sans son dernier livre, “Un roman français”. Une ligne de coke sur le capot d’une Bentley, une interpellation rocambolesque au petit matin puis une garde à vue dans une “cage” d’un commissariat du VIIIe arrondissement. Voilà pour les faits. La suite c’est un Frédéric Beigbeder à la recherche de souvenirs évanouis d’une jeunesse dorée entre Neuilly, la côte basque et le XVIe. Nombriliste le Beigbeder ? Sans doute un peu. Il essaie de relier les fils d’un passé décousu pour nous offrir un roman construit entre sensibilité et émotion. Le lecteur ne se sent pas “voyeur” à la lecture de ce “Roman français”. Même si l’auteur expose, avec un certain éclat, ses failles, ses faiblesses… Je ne vais pas revenir sur le chapitre qu’il a réécrit cet été pour éviter les problèmes avec la justice. L’outrage à magistrat y éclatait comme un feu d’artifice au fil de quatre pages. Non, je crois que les pages les intéressantes du livre sont celles qu’il consacre, avec sincérité, aux relations qu’il entretient avec son frère. “Telle est sans doute la meilleure définition de mon identité : j’étais le frère du précédent… Le problème c’est que Charles est l’homme parfait. Il ne m’a donc laissé qu’une option, être un homme imparfait“.
    http://livres.blogs.paris-normandie.fr/2009/08/24/beigbeder-sa-vie-est-un-roman

    Et Beigbeder inventa le livre-gueule de bois !

    Et Beigbeder inventa le livre-gueule de bois... 'Un roman français' commence lors de l'arrestation de l'écrivain après un rail de cocaïne malencontreusement sniffé sur le capot d'une voiture. De son arrivée en cellule à sa libération, deux jours plus tard, on suit le trublion du fond de sa geôle, pestant contre ses conditions de détention, menacé par ses camarades de cellule. De la découverte de ce nouvel horizon littéraire, pour un auteur plus habitué aux boîtes de nuit et aux appartements Haussmanniens, découle une certaine vanité narrative : chaque micro-élément de ces deux nuits de cabane déclenche une nouvelle plongée dans ses souvenirs. Ces flash-back artificiels donnent au livre une construction bancale, tandis que les éclats d'impudeur ou de name-dropping déguisés montrent que le mondain n'a pas su se libérer des tics qui rendent sa bibliographie si contestable. Mais l'évidence des qualités
    demeure : Beigbeder nargue par la faconde de certaines de ses formules et des fulgurances disséminées dans le roman. Sa pensée s'est éclaircie, également, et les divagations de piliers de comptoir ont cédé leur place à une analyse plus sage de son pedigree. Car 'Un roman français' est un livre sur la famille de l'écrivain, dont l'histoire, sur trois générations, renvoie explicitement à celle plus générale des élites françaises au XXe siècle, que l'on peut résumer en trois actes : le catholicisme d'abord, la société du confort post-1945 ensuite, le capitalisme mondialisé enfin. Beigbeder remplit son pari : transcender son ascendance pour la livrer sur un mode universel, et offrir enfin l'analyse sociétale à laquelle ses livres précédents aspiraient malgré la grivoiserie.
    http://www.evene.fr/livres/livre/frederic-beigbeder-un-roman-francais-40800.php

    Un peu de sensibilité et de nostalgie, pas mal de culture et d’humour.

    Beaucoup de nombrilisme, un peu de sensibilité et de nostalgie, pas mal de culture et d’humour. On pourrait tomber amoureuse de Beigbeder, s’il n’était pas si ringard ! Encore une autobiographie… Avec une aussi belle écriture et beaucoup de recul, Beigbeder pourrait faire l’effort d’un peu d'empathie et écrire une jolie histoire comme dans 'Windows on the world'. Mais non, tout d’abord Frédéric aborde comme exceptionnelle la perte de mémoire de sa première jeunesse, je suis au regret de vous annoncer que nous sommes plutôt nombreux dans ce cas ! J’ai donc eu envie de crier "ayez un enfant et beaucoup de choses vont vous revenir". Je suis impatiente car effectivement 60 pages plus loin, sa fille ouvre une parenthèse nostalgique. Voilà notre Beigbeder national attachant avec de charmants flashs et musiques de notre enfance. Mais bientôt il fait preuve d’une mauvaise foi bien masculine ! Et même si son dandysme est sympathique et son humour irrésistible, les travers des hommes égoïstes sont impardonnables et démodés ! Il nous vend un nouveau Beigbeder ? A part mieux l’expliquer pour mieux l’excuser, aucune remise en cause ! Dommage que Beigbeder n’assume pas son "don juanisme", il serait plus sexy ! Un homme sans conscience des autres mais avec une bonne estime de lui... Le passage de sa révolte sur les conditions d’incarcération en France prouve que notre héros peut faire preuve de compassion. Ne désespérons pas, le prochain Beigbeder sera gentleman et humaniste !
    Carloblog


    Construit et de rythme enlevé, ce roman est plaisant à lire dans son ensemble. La vigueur des courts chapitres porte l'indéniable sens de la formule de Frédéric Beigbeder. La nécessité de retrouver la mémoire et donc de permettre une lecture adulte du traumatisme enfantin, pour pouvoir - enfin - grandir, est sauvée du simplisme par l'intégration de l'analyse de la relation avec le frère aîné dans celle du divorce parental. Le récit de l’histoire familiale constitue donc la partie la plus riche du texte, et devient la référence et l'hommage le plus subtil aux grands romans de filiation du XXe siècle. En cela, il compense la maladresse des trop nombreuses citations qui ponctuent la partie contemporaine de ce récit. L'épisode de la garde à vue offre moins d'intérêt : complaisant et poseur, il rappelle les précédents romans et nouvelles de l'auteur.

    Camille, Paris (75020)

    Comme un bon vin, Frédéric Beigbeder se bonifie avec le temps. Le vieil ado, dandy noctambule cynique et provocateur, s'efface derrière l'homme plus mûr qui, ne craignant pas de laisser transparaître sa fragilité et sa sensibilité, en devient du coup beaucoup plus attachant. La métamorphose est réussie : Avec ce livre, il nous offre de très beaux moments empreints d'un charme et d'une grâce qui ont la légèreté éphémère et magique des souvenirs retrouvés. De ce que l'on pouvait appeler "une plume facile" est sorti un véritable écrivain.

    Danielle, Bagneux (92)
    Un roman français n'est pas un roman traditionnel. Il raconte l'histoire d'une vie, celle très privée de Frédéric Beigbeder, tout n'est pas forcément prétexte afin de parler de soi. Mais là, Frédéric Beigbeder une fois prisonnier d'une situation embarrassante et policière, le temps de la réflexion aidant il s'est dit : pourquoi pas !On ne s'ennuie pas une seconde parce qu'il a un véritable don partager l'essentiel avec autrui oser dire tout ce que les autres n'oseraient pas dire. Comme il a tout à y gagner, il ne triche pas. Il n'a d'indulgence pour personne encore moins pour lui-même. Sa plus grande vanité est d'avouer ses faiblesses. Et ce qui le rend vraiment humain, c'est sa grande tendresse. Encore une chose, cet auteur sait écrire et ce roman français est à lire sans nul doute.

    Pascal, Neuilly-Sur-Seine (92)


  • extraits
    Ecoutez le premier chapitre !


  • Fichiers pédagogique et dossiers thématique



  • Frédéric Beigbeder lauréat du prix Renaudot 2009.

  • Frédéric Beigbeder, entretien avec Dominique Antoine.


  • choix du libraire

L'avis de Marie de La FNAC Vannes

Alors que Beigbeder a passé une grande partie de son oeuvre en se réinventant dans des doubles de fictions, un "roman français" nous plonge dans le passé intime de l'homme lui-même. Au-delà de ce récit personnel, l'auteur dresse un portrait sans merci du système policier et carcéral français.



L'avis de Vincent de La FNAC, Croix-Blanche

L'enfant terrible de la littérature française, animateur de l'émission "le cercle" sur canal+, évoque sa vie alors qu'il se trouve en garde à vue suite à une prise de stupéfiants. Toujours très bien écrit, "un roman francais" a remporté le prix renaudot.





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