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Vendetta Vendetta

Vendetta

R. J. Ellory
Collection : Policier / Thriller
- Prix LE POINT du polar européen-2010 choix du libraire
Prix TTC :
8,00 €

768 pages
Date de parution : 06.10.2010

Éditeur d’origine : Editions Sonatine
EAN / ISBN : 9782253125266
Code Hachette : 3125267
 
résumé

2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, fille du gouverneur de Louisiane, est enlevée. Son garde du corps est assassiné. L'enquête est confiée au FBI. Très vite, le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités... Il veut s'entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité chargée de la lutte contre le crime organisé. C'est le début d'une longue confrontation entre les deux hommes jusqu'à l'étonnant coup de théâtre final.

  • Bonus

  • Ce qu'ils en pensent

    Un roman à la construction éblouissante.

    Il y a quelques mois, j’ai offert à mon fils cadet de 14 ans le dernier livre de l’écrivain anglais R.J Ellory: Vendetta. J’avais lu dans la presse de très bonnes critiques sur ce deuxième livre d’Ellory paru chez Sonatine. Comme mon fils est un inconditionnel du Parrain de Coppola et de Casino de Scorsese, ce livre, qui évoque une partie de l’histoire de la mafia en Amérique dans les années 1950 et 1960, me paraissait fait pour lui plaire.
    Ce roman à la construction éblouissante est en fait à la fois une intrigue policière haletante, une plongée dans l’histoire de Cuba et de la mafia aux États-Unis via la confession-fleuve d’un ancien membre de Cosa Nostra. Vendetta, c’est aussi l’histoire de trois hommes de la Nouvelle Orléans, marqués chacun par la vie, qui se révèlent partager les mêmes valeurs qu’ils soient policiers ou criminels: l’investissement total dans leur travail, le sens de la famille et un certain désenchantement.
    Vendetta lui a plu au-delà de mes espérances, il m’en parlait chaque soir, alors quand nous avons appris que l’auteur venait à Paris pour une rencontre-dédicace à la Librairie Compagnie, nous avons pris date pour aller le voir. Pour dire vrai, je ne pensais pas que la rencontre allait être aussi riche.
    Pour avoir souvent organisé de telles rencontres en tant que libraire, j’étais venue à penser que la plupart du temps il ne valait mieux pas inviter les écrivains, je trouvais qu’une interview à la radio ou dans la presse était plus pertinente qu’une rencontre auteur/lecteurs, souvent décevante.
    Mais là, quand R.J Ellory a commencé à développer sa théorie sur le roman policier, tous les gens présents ont été immédiatement intéressés. Il y a trois sortes de romans policiers, a-t-il expliqué, ceux que l’on lit lors d’un voyage en train, qui se passent en général dans des belles maisons de la campagne anglaise le week-end (dans des villages de «Hobbits» a-t-il ajouté avec humour); il s’agit de trouver dans ces romans qui est l’auteur du crime et leur dimension littéraire est assez pauvre en général.
    La deuxième catégorie est celle des romans vraiment littéraires où l’intrigue policière est annexe. Il a alors cité un roman d’Annie Proulx, The Shipping News, dont je n’avais jamais entendu parler. Il l’a présenté comme un livre extraordinaire, l’histoire d’un homme qui quitte tout et emmène avec lui ses filles et sa tante, un livre qui vous marque et vous permet de savoir qui sont vos vrais amis (ceux qui n’aiment pas ce livre ne peuvent pas le devenir).
    Le professeur de la Sorbonne qui l’interrogeait et qui était un peu un professeur Tournesol, a oublié de traduire à ce moment là et je n’ai pu avoir la traduction du titre en français.
    La troisième catégorie, a-t-il ajouté, c’est celle des romans policiers qui réussissent à être les deux à la fois, c’est-à-dire des grands romans avec une véritable intrigue qui tient le lecteur en haleine.
    Pour lui, le meilleur exemple c’est De Sang froid de Truman Capote.
    Il a développé tout cela pour nous dire, qu’en tant qu’auteur, ce sont des romans policiers de cette troisième catégorie qu’il tentait d’écrire. Ce fut une rencontre lumineuse et nous sommes repartis charmés par l’intelligence de cet homme au parcours singulier: après l’orphelinat et la prison, il a été guitariste de rock et photographe avant de devenir écrivain.
    http://livres.blogs.liberation.fr/livres/2009/11/par-laurence-legoupilil-y-a-quelques-mois-jai-offert-%C3%A0-mon-fils-cadet-de-14-ans-le-dernier-livre-de-l%C3%A9crivain-anglai.html


    R.J. Ellory, est un formidable raconteur d’histoires et surtout de destins.

    Prise d’une crise de flemmardise aigüe, j’ai bien envie de recopier la quatrième de couverture et point barre. Comment pourrais-je être plus louangeuse que cet efficace outil de marketing qui pour une fois dit tout dans les termes les plus appropriés ? Mais si ce blog existe, c’est pour faire partager mes enthousiasmes, non pour faire vendre des livres, je m’attelle donc à la tâche de faire plus convaincant que l’éditeur lui-même, du moins j’essaie, car après avoir lu les deux livres de Roger Jon Ellory parus en France, je pense que ce type est un génie, oui, rien de moins. Car enfin, me passionner en racontant l’histoire de la mafia américaine, ça n’était pas gagné, c’est même d’ailleurs pour ça que j’ai repoussé si longtemps ma lecture.
    Et ce récit est tout à fait passionnant. Parce que Perez n’est pas un tueur sordide. C’est un « psychopathe, un homophobe même, mais en même temps, un homme étrangement éloquent et cultivé, attentionné et conscient de la nécessité de la famille, du pouvoir de la loyauté et de la parole donnée. Un paradoxe. Un anachronisme. Un mystère. » D’apparence monolithique, il est pourtant tout en nuances, en tourments et en déchirures, bref un personnage fin et multiple qui sait se rendre intrigant et inattendu.
    Car pour créer la dynamique de son récit, de cette histoire de la mafia sur cinq décennies, R.J. Ellory a intercalé entre chaque chapitre du récit de Perez, l’histoire des agents du FBI qui essaient de remonter la piste de l’enlèvement et la dérive personnelle de Hartmann qui lui aussi a ses rêves de loyauté envers sa famille. Si le but premier de l’auteur est l’histoire de la mafia américaine, il a su très bien la romancer et créer le suspens avec l’intrigue de l’enlèvement et la vie personnelle de Perez. Comme les enquêteurs, le lecteur veut savoir pourquoi Perez a décidé de se livrer et de raconter sa vie, pourquoi il a promis de relâcher la jeune fille à l’issue de son histoire : très habile construction qui accomplit l’ultime vengeance de Perez (A Quiet Vendetta, comme dit le titre anglais) et mêle histoire réelle et fictive pour donner plus de réalisme à l’invention.
    Si j’ai encore une fois plongé immédiatement dans l’univers de R.J. Ellory, c’est qu’il est à mes yeux un formidable raconteur d’histoires et surtout de destins. Tous ses personnages sont approfondis et prenants, le lecteur se retrouve lié à leur sort, il veut savoir comment ils en sont arrivés là et ce qu’ils vont devenir. Il sait aussi mettre en place une ambiance prenante et d’un réalisme tel qu’on dirait qu’il a arpenté les rues, les casinos, les marécages qu’il décrit et rencontré tous ces gens qui bien sûr, lui ont raconté leur histoire. S’il n’était Britannique, je dirais d’Ellory que c’est un des plus grands auteurs américains, qui nous plonge dans l’histoire de son pays et de ses ancêtres…
    http://yspaddaden.wordpress.com/2010/08/21/vendetta-roger-jon-ellory/


    Le déroulement de l’histoire est intéressant et la conclusion surprenante.

    En général, après quelques chapitres, je jette quelques idées sur un brouillon pour me souvenir exactement de l’histoire et de mes sentiments initiaux.
    Je vous donne ce que j’avais écrit même mes sentiments sont beaucoup plus partagés à la fin de cette lecture.
    "Attiré par la couverture et par son prix « des libraires du Québec 2009 », j’ai eu, au début, beaucoup de mal à accepter l’écriture à tiroirs, tarabiscotée presque incompréhensible, au point d’envisager de reposer ce livre et de passer à autre chose.
    J’ai un peu (beaucoup) de mal avec les phrases qui n’en finissent plus, celles où à la fin on ne se rappelle plus du début,
    Ce livre est aussi un intéressant plongeon dans l’histoire des États-Unis, de Cuba et de la mafia de ces 60 dernières années et des ramifications qui les reliaient les uns aux autres. L'auteur a effectué un énorme travail de recherche, mélangeant des faits avérés et des suppositions qu'il affirme comme certaines, comme la mort de Marylin Monroe mentionné comme un meurtre
    La suite du roman est le récit de tous les assassinats de cet homme, depuis son premier à 16 ans, pour voler une encyclopédie.
    Issue d’une famille pauvre de la Louisiane, dont le père, alcoolique et bagarreur a tué sa mère, il devient un tueur attitré d’une des sous-familles de la mafia, et raconte en détail chaque meurtre qu’il a pu commettre.
    Finalement le déroulement de l’histoire est intéressant et la conclusion surprenante (j’avais trouvé une partie de l’énigme) quoiqu’un peu tirée par les cheveux; ou bien tous les agents du FBI sont des nuls ou bien l’auteur ne les aime pas.
    http://papoustory.over-blog.com/article-vendetta-de-roger-jon-ellory-52398783.html


  • extraits
    Ecoutez le premier chapitre !


  • Fichiers pédagogique et dossiers thématique


  • Ca balance à Paris, Vendetta de R.J. Ellory.

  • Entretien avec R.J.Ellory à la librairie le Divan.


  • Prix Littéraires

  • Prix LE POINT du polar européen - 2010

  • choix du libraire

L'avis de Caroline Berthelot, de la librairie, Au brouillon de culture, Caen.


L'avis de Annaik K. , Librairie Dialogues (Brest)
Beaucoup d'éléments inhabituels et marquants rendent ce polar impressionnant : Tout d'abord, le lecteur est contraint de patienter un certain nombre de pages avant de saisir la portée et l'attrait de ce qui s'esquisse. Par conséquent, et ce malgré le style percutant qui m'avait déjà conquise dans "Seul le silence", j'ai failli abandonner et ne jamais savoir qui avait infligé un tel supplice à l'homme retrouvé dans le coffre de la Mercury Turnpike Cruiser. Puis, comme pour me récompenser d'avoir résisté à cette tenue en haleine, R J Ellory pose l'intrigue, le kidnapping de la fille du gouverneur de Louisiane, et dépose même le coupable, puisque celui-ci se livre aux autorités, avec un étrange marché, qui plus est : révéler l'endroit où Catherine Ducane est séquestrée, mais seulement après qu'il ait fait entendre une extraordinaire confession, l'histoire de sa vie. S'en suit un huis-clos de plusieurs jours entre cet homme pour le moins énigmatique et dangereux, Ernesto Perez, et un flic tourmenté, Ray Hartmann. Et là, il faut essayer de digérer tout ce que Perez, ancien tueur à gages pour la mafia, livre de lui-même, de politiciens ambitieux et sans scrupules, de clans rivaux. De ne pas s'habituer à la violence omniprésente, aux fantômes qu'il abandonne sur sa route. De ne pas trouver cette machine à tuer qu'il est devenu touchante. Enfin approche le dénouement, qu'on a presque envie de retarder, et qui même si pressenti, ne sera jamais totalement celui qu'on imaginait! Une lecture aussi puissante est peut-être l'occasion de se plonger ensuite dans la trilogie nouvellement achevée d'"Underworld USA" de James Ellroy, ou bien "La bête contre les murs" de Bunker, sur l'univers carcéral, ou encore de retrouver Dave Robicheaux en Louisiane dans les romans de James Lee Burke... .

www.librairiedialogues.fr/

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