
Washington. Quatre meurtres aux modes opératoires identiques. La marque d’un serial killer de toute évidence. Une enquête presque classique donc pour l'inspecteur Miller. Jusqu'au moment où il découvre qu'une des victimes vivait sous une fausse identité. Qui était-elle ...
Révélé par le superbe Seul le silence il y a deux ans, R.J. Ellory est probablement l'une des plus belles découvertes de ces dernières années, et ses Anonymes achèvent désormais de le faire passer au statut de valeur sûre et d'installer son oeuvre riche, puissante et singulière, dans la catégorie de celles qu'on a envie de suivre de très près.
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Personne n'a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom ni les habitants de Santa Mondega, l'étrange cité d'Amérique du Sud où dorment de terribles secrets. Alors que la ville s'apprête à fêter Halloween, le ...
L'Oeil de la Lune risque de déstabiliser le lecteur familier de polar par son univers: lorsqu'un tueur en série s'en prend à des vampires et des loup-garous dans une improbable ville sud-américaine nous savons que le réalisme ne sera pas au rendez-vous. Ça saigne, beaucoup, ça baise, ça boit, ça s'insulte pour un oui ou pour un non, mais, en bout de compte, on s'amuse follement de ce spectacle gore dans cette saga totalement disjonctée. Flottant entre le suspense et le roman fantastique, récit imprévisible où la quasi-totalité des protagonistes disparaissent mitraillés, décapités, égorgés, transformés en poussière avant même le dernier chapitre — on en épargne une poignée pour la suite: Le cimetière du Diable — L'Oeil de la Lune a quelque chose de... franchement contemporain. On adore ou on s'enfuit à toutes jambes avant de se faire mordre.
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Il est ingrat, médiocre, désespérément seul, et il a la poisse. À bientôt quarante ans, il vit toujours chez sa mère, dont il est le souffre-douleur. Bref, toute l'existence de Martin Reed est placée sous le signe de l'humiliation et de l'échec. Par un malencontreux concours de ...
Si tous les hommes naissent libres et égaux en droit, il faut bien reconnaître que certains n’ont vraiment rien pour eux. Martin est pire qu’un anti-héros ; il est insignifiant, médiocre, dénué de toute vitalité. Né victime, il traîne sa pitoyable existence entre son domicile (en réalité, celui de sa mère) et son travail de comptable. On ne lui connaît aucune véritable ambition, ni quelque goût que ce soit. Accumulant les humiliations comme d’autres, les photos de voyage, il cultive la lâcheté assidûment, dérangé par quelques mouvements de colère sourde vite réprimés.
Cela vous paraît ennuyeux ? Au contraire. Car lorsqu’une de ses collègues est assassinée, le terne Martin se retrouve sous les projecteurs… de la police. Avec un humour noir et cinglant, Karin Slaughter met en scène une histoire improbable, férocement drôle, où l’impossibilité d’un amour le garantit plus que tous les serments et où l’enfermement constitue une véritable libération.
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